Un instant dans l’éternité

« Il n’y a pas un Dieu bon et un Dieu méchant. Dieu n’est qu’amour. Et la souffrance, ce n’est pas lui qui nous l’envoie… »

Il y a des livres qui se lisent d’une traite. « L’autre côté de la vie » de Philippe Ragueneau en fait partie. Après la lecture des livres du Docteur Charbonnier (« la mort expliquée aux enfants » et « les 7 bonnes raisons de croire à l’au delà »), j’ai souhaité continuer sur ma lancée spirituelle et découvrir cette histoire « improbable » de cet homme très terre à terre qu’était pourtant Philippe Ragueneau, journaliste et écrivain français.

Le début de l’histoire est malheureusement assez banale et tous ceux qui ont vécu le décès d’un proche lié au cancer se reconnaitront sûrement dans toutes les descriptions qui y sont faites.  Les trois premiers chapitres ont été difficiles à lire : l’attente infernal du verdict, l’annonce du cancer, la dégradation physique et mentale, la souffrance, le manque d’humanité du corps médical puis la morphine, celle qui accompagne si souvent les personnes en fin de vie, qui les fait halluciner, hurler de désespoir. Celle qui fait avoir ce regard vide et effrayé avant le dernier souffle… A la lecture de ces lignes j’avais comme une impression de déjà-vu et les souvenirs douloureux m’ont parfois fait verser quelques larmes. Mais le message qui s’en suit est un message d’espoir, un message qui permet de changer son rapport aux choses, à la vie, aux autres et à la mort, cette fin qui n’en est pas une.

Les plus sceptiques nous diront que ce sont des bêtises, que cette personne est tout simplement schizophrène. Peu importe. On dit souvent que pour ceux qui ont la foi, il n’y a besoin d’aucune preuve, ils le savent, tout simplement. Alors que pour les autres, on pourrait lister des milliers de témoignages relatant des expériences extraordinaires, rien n’y ferait. Tant pis.

De mon côté, à la fin de la lecture, cela n’a fait que me conforter dans ce que je pensais et ce que j’ai vécu. Nous ne sommes qu’une âme, une âme avec une enveloppe charnelle mais nous ne sommes ici que de passage. Une fois que notre cœur s’arrête de battre et notre cerveau de fonctionner, nous sommes libérés, libérés des contraintes physiques et matérielles de ce monde.

Pour ceux que ça intéresse, pour ceux qui sont curieux, qui ont perdu un être cher, qui sont malades ou en fin de vie, ce livre peut vous apporter beaucoup. Je ne vais pas en faire une synthèse ici. Il mérite mieux que ça. Il mérite d’être lu attentivement et d’ouvrir son cœur. Il mérite de faire confiance. Si la lecture de la quatrième page de couverture peut faire penser à un roman à l’eau de rose, je peux vous garantir qu’il n’en est rien, tant au niveau du style littéraire que de l’histoire en elle même qui est ponctuée de bon sens et qui pourrait parler à n’importe qui. La relation qu’entretiennent Philippe Ragueneau et sa femme décédée ne sont pas une fabulation. Ce que Catherine dit sur l’au delà, des milliers en ont relaté la même expérience. Simplement, jamais ce genre de témoignages ne sera mis en avant. Pourquoi ? Parce qu’imaginez qu’il y ait une vie après la mort. Imaginez que notre but sur Terre soit de s’aimer, de faire le bien autour de soi. Alors nos centres d’intérêt changent inéluctablement. La consommation ne nous attirent plus, nous préférons rendre service, réutiliser, s’entraider, communiquer, partager. L’automatisation de nos vies n’a plus de sens, se lever pour enrichir d’autres personnes, suivre la masse aveuglément sans comprendre pourquoi. Tout ça, on ne l’accepterait plus parce qu’on aurait compris. On aurait compris que la Vie ce n’est pas ça, ça n’a jamais été ça…

Dans l’Au delà, on ne nous demandera pas quelle a été notre évolution de carrière, les notes qu’on a eues à l’école, la marque de notre dernière voiture. Non, on nous demandera « Comment vous avez aimé ? Qu’est ce que vous avez fait de bien autour de vous? ». On a beau faire toutes les équations possibles et inimaginables, la solution sera toujours la même et on en reviendra toujours à la même chose : l’Amour…

 

 

Notre quête du bonheur est elle vaine ?

« Ce que l’Homme cherche n’est pas dans ce que l’humain propose »

Cela fait quelque temps que je m’intéresse au bonheur et à la manière dont je pourrais l’atteindre. Un seul moi revient en boucle : l’amour. L’amour de soi, l’amour des autres, l’amour de la Vie, l’amour de la Terre.

Nous sommes des êtres en mal d’amour. Nous manquons cruellement de bienveillance les uns envers les autres. Nous ne nous calculons même plus, nous nous adressons peu la parole, le contact visuel nous fait peur, se livrer relève d’un véritable défi quotidien de peur d’être jugé. Nous sommes seul au final. Cette essence qui devrait nous maintenir en joie, nous donner un fil conducteur, nous l’avons perdu ou plutôt…on nous l’a retiré.

Albert Dupontel dans son interview (https://www.youtube.com/watch?v=28DSIPmQ_Pw) disait que dans cette société tout était fait pour que l’on ne se rencontre pas soi même. C’est vrai, nous vivons dans un monde matérialiste où on nous valorise à travers l’argent et notre carrière plutôt qu’à travers notre capacité à aimer et à aider. On nous laisse croire que le bonheur se trouve dans la possession, dans la consommation. C’est tellement un leurre… Pourquoi autant de personnes sont malheureuses, se suicident, tombent dans l’alcool ou consomment des produits qui modifient leur état de conscience ? Si on prend de la hauteur sur la société, on se rend compte que les personnes veulent s’évader : les films, les voyages, les drogues, la musique. Nous ne sommes pas fait pour vivre dans un monde pareil, qui a été façonné pour nous exploiter encore et toujours plus chaque jour. Nous ne vivons pas dans un contexte qui nous est favorable.

Alors une fois le constat posé, que faire ? Comment vivre dans cette société sans en payer les conséquences ? Je vous le dis tout de suite, vous ne serez jamais heureux si vous ne changez pas d’état d’esprit sur ce qui vous entoure. Si vous restez cloisonnés dans ce mode de pensée matérialiste, cela sera une quête vaine. Vous aurez beau avoir les plus belles chaussures, la plus grosse voiture, le salaire le plus élevé, un corps de rêve, un appartement de 200m2, ça ne sera jamais suffisant.

Ce que l’Homme cherche n’est pas dans ce que l’humain propose. C’est au dessus de ça, c’est plus spirituel, c’est plus détaché de ce rationalisme dans lequel on baigne depuis notre enfance. Il n’y a malheureusement pas de mode d’emploi et chaque personne avance à son rythme. Mais il est important de reconsidérer le monde et ce qui nous entoure dans sa globalité et de ne pas le voir qu’à travers les lunettes d’un monde de profit.

Beaucoup de choses m’ont permise de m’élever spirituellement comme l’hypnose, les festivals, certains livres, des reportages alternatifs (qui ne passeront jamais sur France 2 bien entendu), les conférences, l’expérimentation (la chose la plus importante). Ayant reçu une éducation très terre à terre, je n’étais pas destinée à croire à autre chose que ce que j’avais devant mes yeux. Et pourtant… j’ai réalisé que nous n’étions que des âmes dans des corps, que notre vie terrestre n’était qu’un passage, que l’esprit continuait après la mort et surtout que nous avions un but sur cette planète… aimer et aimer toujours plus.

Amour ou haine ?

« La haine trouble la vie, l’amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie, l’amour la rend lumineuse »

Hier je me disais qu’il fallait que je réécrive sur mon blog, que maintenant que je l’avais ouvert, ça serait bien de poster au moins un article par semaine.

J’aurais préféré écrire cet article dans d’autres circonstances que le lendemain des fusillades à Paris. Il y a comme une impression de déjà-vu et pourtant…. Il y a presque 1 an, je n’étais pas Charlie et aujourd’hui je ne suis pas Paris non plus. Ça peut en choquer certains mais j’ai été dégoutée par toute cette hypocrisie gouvernementale, ces discours vides et ces paroles sans sens dans la bouche de nos « dirigeants ». Bien-sûr que cela m’a attristée de voir des désaccords  réglés par la violence et la haine. Bien-sûr que personne ne devrait être tué à cause de ces idées et je maintiens… quelles que soient ses idées. Mais c’est justement cette ambivalence dans les discours que je n’ai pas supportée. D’un côté, certains ont le droit de critiquer, de tourner en dérision certaines choses mais d’un autre côté, et selon les sujets évoqués, le silence est de mise quand on critique, dénonce certaines omertas (industrielles, communautaires ou autre). Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, je n’étais pas Charlie, je ne suis pas allée manifestée dans la rue, je n’ai pas pleuré les 6 morts… Pas plus que les autres en fait.

Parce que si on le fait, et bien on le fait pour tous ces milliers d’êtres humains qu’on tue chaque jour, chaque minute, qui meurent de faim car on exploite leur terre et qu’ils n’ont plus rien à manger, qui meurent d’épuisement et de poussières de silice pour confectionner nos jeans délavés, qui meurent aveugles à force de vivre entre des rangs de bananiers sur lesquels on déverse des pesticides à tout va, qui meurent dans une totale indifférence à nos pieds chaque jour dans les stations de métro.

Alors aujourd’hui, les choses n’ont pas beaucoup changées dans le regard que je leurs porte. Que ce soit ceux qui tuent au nom de Dieu ou du capitalisme, l’état de ce monde me désole. Quitte à reprendre un dicton bien connu et souvent trop repris sans être vraiment intégré, Gandhi disait « Be the change you wanna see in the world ». J’ai compris que je ne changerai pas le monde, ni les gens d’ailleurs. La seule personne qu’on peut changer c’est nous-même. Et c’est à travers des changements individuels qu’on pourra faire évoluer les choses. Mais ces changements doivent s’inscrire sur la durée et non pas juste après des évènements dramatiques comme ceux d’hier.

On a le choix : servir la peur, la haine, la rancœur, la jalousie ou bien servir l’Amour, la joie, la tolérance, la bienveillance, le respect… Ce sont des choix de chaque instant.

Sur Facebook, je lis qu’Obama délivre un discours en parlant de « valeurs humaines ». C’est une blague, c’est ça ? S’il vous plait, réveillez-vous ! Il n’y a pas de valeurs humaines dans un monde comme celui-ci. Il n’y a pas de respect, il n’y a pas de pitié. Les industriels, tels qu’ils soient, exploitent des millions de personnes, les personnes meurent pour qu’on ait un semblant de confort illusoire. Avec tout cet acharnement médiatique, on nous éloigne de ce qui compte, de l’essentiel, de la Vie. On nous bombarde avec des images, des témoignages choquants. On nous fait PEUR pour mieux faire passer des mesures liberticides et cela a déjà commencé à peine 24h après les évènements : fermeture des frontières, renforcement des bombardements en Irak et sur Daesh (tuant toujours plus d’innocents que de terroristes). On répond à la violence par la violence, par la haine. Je ne dis pas de se laisser faire, mais je dis simplement que cela ne résoudra rien.

Soyons Paix et Amour, soyons connecté à cette source universelle qui nous rapproche de nous-même et des autres. En commençant par là on changera le regard qu’on porte sur le monde et c’est en changeant notre manière de penser, qu’on change aussi notre manière d’agir…

Reflexion d’un soir

« Les choses qui vous passionnent ne sont pas du fait du hasard. Elles sont votre appel. »

Pendant longtemps j’ai cru qu’il n’y avait pas d’issue possible, que nous étions condamnés à effectuer un travail qui ne nous plairait jamais, à travailler dans une entreprise qui ne nous apporterait aucune reconnaissance et à prendre le RER toute sa vie en passant le trajet à en vouloir au monde entier. Durant 23 années de mon existence, j’ai cru que la vie allait être ça : se lever le lundi en pensant au soir, passer la semaine à attendre le week-end, réfléchir le dimanche après-midi aux prochaines vacances, et attendre notre retraite en espérant avoir un peu de temps pour en profiter.

Quelle foutaise, quelle escroquerie de nous faire croire que c’est ça la vie : attendre de vivre. Je me disais bien que quelque chose clochait, que ce n’était pas normal de ne pas avoir le sourire sur le visage, d’être contraint à être malheureux et à passer 80% de son temps à enrichir quelqu’un d’autre que soi. J’ai été rassurée de découvrir que non nous n’étions pas fait pour être des producteurs/consommateurs toute notre vie. Ce n’était pas ce que nous réservait le destin originel.

Nous sommes fait pour exercer une activité qui nous anime, qui nous passionne, qui nous parle et qui fait sens pour nous. Pour arrêter de passer à côté du moment présent, faites quelque chose qui vous plait. Reprenez des études, allez vivre à la campagne, montez votre société, partez faire de l’humanitaire. Ne vous réveillez pas trop tard, ne faites pas partie des personnes qui disent à leurs enfants « surtout fais le car ça a toujours été mon rêve quand j’étais jeune ». Si quelque chose vous intéresse, si vous êtes réellement motivés alors allez-y ! Sortez des sentiers battus qui vous disent ce que vous devez faire. Qui d’autre que vous peut savoir ce dont vous avez le plus besoin ?

L’appel, c’est l’appel de la Vie. Et celui-ci est universel, c’est le bonheur, aussi simple soit-il. Et parmi ses nombreuses clefs : « exercer un métier que l’on aime » en fait partie !